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· AKAWA ROYAUME N'DRANNOUAN FONDE PAR LA REINE ABLA POKOU 1
 

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Date de création : 06.12.2010
Dernière mise à jour : 10.10.2017
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AKAWA ROYAUME N'DRANNOUAN FONDE PAR LA REINE ABLA POKOU 1

AKAWA  ROYAUME N'DRANNOUAN FONDE PAR LA REINE ABLA POKOU 1

AKAWA LA CAPITALE DU ROYAUME BAOULE FONDE PAR LA REINE ABLA POKOUVERS LA FIN DU XVIIe & AU DEBUT DU XVIIIe SIECLES.

INTRODUCTION

L'histoire des baoulés semble être l'une des plus connues de l'histoire des peuples qui habitent la Côte d'Ivoire, à cause de la légende de la reine ABLA Pokou, fin XVIIe etXVIIIe siècle. A la vérité, les documents écrits sur cette figure emblématique comporte des points d'ombres parmi lesquels on peut citer le lieu d'inhumation, de la reine des Baoulè, " Reine ABLA Pokou ", les objets royaux authentiques et sacrés qu'elle a ramenés et a laissés, le village où elle a vécu jusqu'à sa mort et enterrée.

Certes en pays akan, il est de notoriété qu'on ne montre pas la tombe du souverain, mais avec le temps, il est de plus en plus possible de voir la tombe des rois et des reines akan. Ce changement a l'avantage de prouver à tous que le souverain à effectivement existé dans la province. Par ailleurs, en période de criseaiguë, un pèlerinage sur la tombe des pères fondateurs peut toujours aider à rebondir. C'est pourquoi nous œuvrons depuis quelques années pour que le site mortuaire de la reine Abla Pokou soit réhabilité pour en faire un pôle d'attraction touristique et de pèlerinage de la plus haute importance.

Cette forêt sacrée A une superficie d'environ de cent (100) hectares, dont 7 ou 8 ha, ont servi de substrat du royaume baoulè. Cette forêt est menacée des feux de brousse chaque année par l'action des exploitants forestiers, des braconniers et d'autres prédateurs de sépulture.

HISTOIRE DE LA RENE ABLA POKOU

LE PROJET PORTANT SUR LA PRÉSERVATION DU SITE MORTUAIRE DE LA REINE ABLA POKOU DANS LA FORÊT SACRÉE DE GNAMÔNOU SOUS-PRÉFECTURE DE BOUAKE.

La proposition de classement de ce site qui a une valeur régionale, nationale et internationale est très importante. Mais avant son classement,il est indispensable deréhabiliter le site mortuaire de la reine ABLA Pokou (FinCVIIe & au début duCVIIIe siècle), établi dans l’enceinte de la forêt de Gnamônou, réservoir culturel ancestral Assabou.

Le projet s'inscrit dans lecadre de la nouvelle génération de tourisme géré avec les populations qui a pour objectif, la mise en œuvre d'une stratégie de conservation et de gestion dupatrimoine culturel de la région de la vallée du Bandaman. Il s'agit de donner vie aux aspects " Enfouis " de la vie matérielle et spirituelle de ces peuples. Cela aura pour conséquence de favoriser leurs renaissances en leur rappelant leurs origines, les choix des fondateurs et autres souverains.

Le royaume Souafouè N'Drannouan (Assa Fama Kéklé), abrite dans ces hameaux, les trois (3) grands symboles royaux, authentiques et sacrés de la nécropole du Ghana, AKAWA la capitale économique et politique des souverains Assabou. On y trouve les symboles les plus achevés du rôle capital du noyau de la souveraineté Ashanti-Assabou à savoir : le trône cylindrique étatique et sacré de la reine ABLA Pokou, l'Ahôto, le cimeterre (sabre royal), le Klin-Kpli, le grand tambour parleur, qui sont les équilibres, les tensions et les règles, dont les peuples ont besoin pour vivre.

Dans l'exode des Baoulè, la légende l'a emporté trop souvent sur l'histoire vécue. Les investigations menées à partir de la nécropole de la forêt sacrée d'Akawa permettront à terme de mieux cerner l'histoire des baoulè dans son ensemble: Royauté, Chefferies Éclatées, Féodalité, Nation, Composition et recomposition...

LES OBJECTIFS DE L’ONG AGOUAMAN

L’ONG AGOUAMAN a pour objectif de contribuer à la sauvegarde et la redynamisation des valeurs culturelles et traditionnelles des peuples ivoiriens et Ouest-Africains. Il s'agit de donner vie aux aspects " Enfouis" de la vie matérielle et spirituelle de ces peuples.

Cela aura pour conséquence de favoriser leurs renaissances en leur rappelant leurs origines, les choix des fondateurs et autres souverains.

L’ONG AGOUAMAN est une association à but non lucratif qui a été créée le 15-01-2001 à la base C.I.E Compagnie ivoirienne de l'électricité de Côte d'ivoire de Yopougon-Niangon (Abidjan). Son siège social se trouve à Abidjan-Yopougon République Côte d'ivoire.

" AGOUAMAN " est mot akan qui signifie " Facteur de rapprochement ". De façon plus explicite, " AGOUA " signifie "...Illustre personnage..."et " MAN" veut dire" Royaume ".Il s'agit du regroupement des peuples africains en général et ivoirien en particulier. L'objectif visé est la reconstitution de la mémoire historique du peuple baoulè à partir du noyau qui l'a engendré sur l'axe KUMASI-N'DRANNOUAN. Il faut préciser que les membres de famille royale de la reine Abla Pokou, n'ont pas tous vécus et ne vivent pas tous à SAKASSOU dans le Walèbo.

La création de notre ONG est la conséquence d'une série d'actions entreprises depuis 1983 après que feu nanan Jean KOUADIO Attoungblé paix à son âme, le chef de canton de Béoumi, qui à beaucoup fait pour nous, dont nous saluons en passant la mémoire, jusqu'en 1985, a dit publiquement pour la première fois à une émission télévisée intitulée " Le passé au présent " de Joseph KOUADIO Yéboua, sur la 1ère chaîne, que c'est à AKAWA, dans le royaume N'DRANNOUAN que la reine Abla Pokou, a vécue, est morte et été inhumée dans la forêt sacrée de Gnamônou.

Il a fait à cette émission un rappel qui a eu l'avantage de nous inciter à faire des investigations qui ont confirmé ces propos. Cette révélation emmena certains membres de la famille royale à en savoir d'avantage. Elle entreprit alors une série de rencontres, entretiens et collectes de données sur l'histoire des Baoulè.

N'DRANNOUAN LE DÉPART DES AUTRES POPULATIONS DU GROUPE BAOULE

Nous pouvons définir de façon générale un royaume comme un état, une société politique de forme étatique, s'étendant sur un vaste territoire de plusieurs dizaines de villages, voir même une centaine..., où règne un individu, le roi, le souverain, le monarque. Il domine tous les groupes familiaux. La succession au trône est héréditaire et chaque début de règne est marqué par un rituel. A la royauté sont attachés des symboles. Ces symboles, s'agissant des peuples akan, sont au nombre de quatre : d'après le professeur feu G.NIANGORAN Bouah, paix à son âme.

En effet, Il a écrit, " la royauté akan est symbolisée part trois (3) objets matériels : le tabouret, (trône royal), le cimeterre le (sabre royal), le Djabah (collection de poids à peser l'or ou trésor du royaume, ajouté à cela, le Klin-Kpli le (grand tambour parleur)".

De ces quatre points de vue, nous pouvons dire, que non seulement il existe un royaume souverain Assabou (Baoulè), mais aussi que la reine Abla Pokou en est la fondatrice. Toutes choses du reste que personne ne lui conteste.

POURQUOI C'EST AKAWA EST LA CAPITALE DU ROYAUME BAOULE ?

Les sources écrites qui donnent des précisions sur l'itinéraire qu'ont emprunté la reine Pokou et sa suite en Côte d'ivoire, mentionnent que c'est à Gnamônou dans le royaume N'Drannouan actuel que la reine Pokou s’est installée. C'est dans cette région qu'elle mourut et fut enterrée. Selon le professeur G. NIANGORAN Bouah, paix à son âme écrit: " (quelque soit son importance, la localité où les tabourets ou trônes royaux sont réunis devient la capitale de la province ou le chef-lieu du royaume). Or c'est bien à AKAWA que se trouvent les attributs royaux authentiques et sacrés parmi lesquels, le trône royal étatique cylindrique de la reine Pokou. AKAWA, quirevendique religieusement en toute légitimité l’héritage spirituel du peuple Baoulè.

Sur le site actuel de la forêt sacrée de Gnamônou qui jadis, était entouré d'une muraille de terre et de pierre avec à l'intérieur les caches canons de mousquets et de fusils de traite gérer par les gardiens Assabou de la cité royale de N'Drannouan comme tous les autres royaumes de son époque. On montre encore du doigt dans ce massif  de forêt les ruines de la muraille royale Assabou, qui servait le substrat du royaume Baoulè (Assabou) de Gnamônou ou (AKAWA).

LA PORTÉE HISTORIQUE D'AKAWA ET L'ORIGINE DU MOT AKAWA

AKAWA, dans son assertion signifie '' J'y suis J'y reste.  C'est une traduction du mot Baoulè " N'ka Wa ", c'est-à-dire, Je reste ici. C'est une phrase qu'aurait prononcée la reine Pokou pour mettre fin àl'exode. Telles sont les différentes traductions du royaume  N'DRANNOUAN et de sa capitale AKAWA.

 

Akawa, composait de sept (7) cases pour abriter les souverains Assabou. On ne va pas à Akawa qui veut et n'importe quand. Son accès était filtré et surveillé.

Akawa, jadis sa renommée allait bien au délà.Akawa l'épicentre diffuse tous les messages souverains, des grandes décisions, ainsi que les décrets applicables des souverains Assabou avant d'être diffusés dans les tribus, sous-tribus et également aux roitelets des royaumes auxiliaires. Parce que c'est à Akawa que pris fin l'exode de la reine Abla Pokou.

Akawa apparaît en tout premier lieu comme une étape majeure sur la route de l'exode Baoulè. Pour cette première raison, Akawa ne pouvait qu'être la capitale du royaume Baoulè.

Akawa apparaît en suite comme le point d'éclatement à partir duquel, le baoulè rayonna sur son habitat actuel qui représente un peu moins du dixième du territoire ivoirien (25.000 sur 322.462 Km2).

Akawa, c'est encore la référence qui nous permet d'entrevoir la stratégie d'expansion baoulè. Dans cette expansion apparaît en tout premier lieu la tactique militaire qui se résume à protéger le pouvoir par la conquête d'espace et l'établissement de marches fiables d'où le processus de provincialisation.

Akawa, c'est en outre l'élément fédérateur d'un vaste mouvement migratoire, qui revêt l'aspect d'une véritable féodalité; qui implique une spécialisation dedivers groupes constitutifs des Baoulè à savoir :

1- le groupe dirigeant (Assabou N'Drannouan),

2- le groupe militaire (Sah ou (Sahfouè); Kôh'ndè ou (Kôdè), Walèbo; Faafouè; Fali; N'zikpli; Agba et N'gban...),

3- le groupe de production d'artistes et d'artisans, (Ahïtou ou (Atoutou); Nanafouè; Souamlin...).

Akawa, les notables et gardiens du temple spirituel qui sont les dépositaires de l'histoire des baoulè reconstituent avec une grande précision les aspects de la vie à la cour royale de la reine Pokou. Ils maîtrisent encore les techniques sophistiquées de momification, d'inhumation des souverains, les secrets du calendrier solaire, les formules de politesse, la généalogie des familles régnante.Akawa, un village chargé d'histoire Assabou, dont on n'a parle pas dans les livres d'histoire.

De sa position géographique Akawa sera appelé affectueusement " MIN KLOUKPAN " (Le pilier central de l'édifice baoulè). Les baoulè, les titulaires des chaises ou tabourets (trônes royaux et sacrés), du clan Assabou ou Baoulè, affirment que la chaise aînée de toutes les chaises est celle de la reine Pokou et se trouve à N'Drannouan, de sorte qu'on peut dire qu'Akawa est la capitale économique et politique des souverains Assabou, des huit grandes familles des branches Assabou.

C'est cette famille royale qui reste la détentrice de tous les attributs royaux authentiques et sacrés de la reine Pokou et de l'autorité suprême Baoulè. Le royaume N'Drannouan, la tributaire des baoulè, ce sont les essaims partis d'elle qui ont peuplé le pays baoulè.

Ce fut l'origine du noyau Ashanti (Assabou) et de la tribu des baoulè. Des groupements auxiliaires et des tribus vassales conquises qui, n'étant pas directement attachées au chef Ashanti-Assabou s'établirent des familles déjà placées et formèrent les tribus serves.

L'URGENCE A PRÉSERVER LE SITE DE LA FORÊT DE GNAMÔNOU IL Y VA DE L'ÂME DU PEUPLE BAOULE

Donner vie au mythe de recoudre l'histoire Assabou (Baoulè)

" Un pays qui n'a plus de légende est condamné à mourir de froid... Mais le peuple qui n'aurait plus de mythe court vers lamort ", selon Dumézil, le célèbre mythologue. Un mythe, reprend-t-il, offre aux hommes une vision romancée de ses valeurs et de ses idéaux. Il organise et justifie les équilibres, les tensions et les règles, dont nous avons besoin pour vivre notre temps. Sans mythe, une société risque la dispersion et le chaos. Certes en pays akan, il est de notoriété qu'on ne montre pas la tombe du souverain akan. Mais avec le temps les choses ont évoluées, il est de plus en plus possible de voir la tombe des souverains akans. Après avoir fait un certains nombres de rituels et de sacrifices, selon la tradition Assabou, les langues se sont déliées.

Nous pouvons donc dire publiquement que c'est dans la forêt sacrée d'Akawa que la reine Pokou a été inhumée. Elle fut la première reine à être inhumée dans cette forêt. On y enterra huit autres personnages de sa lignée. C'est ce qui fait de cette forêt sacrée un sanctuaire de haut lieu historique du peuple baoulè et rigoureusement surveiller par les riverains et les populations Sah de la sous-préfecture et Municipalité de N'Djébonouan, sous l'autorité suprême d'Akawa.

L'IMPORTANCE SCIENTIFIQUE ET CULTURELLE DU PROJET

Connus dans ses grandes lignes, l'exode et le peuplement baoulè (anciennement les Kôtokô), n'ont guère fait l'objet d'une étude exhaustive et approfondie. La restauration du royaume N'Drannouan, la nécropole d'Akawa et la forêt sacrée de Gnamônou, vise à recentrer le débat sur le baoulè en saisissant les multiples enjeux de ce grand flux migratoire desXVIIeetXVIIIe siècles. Ce flux migratoire a donné lieu à l'émergence d'un royaume souverain Assabou; puis d'une Nation Baoulè. Dans l'histoire de vaste ensemble, les migrations s'affirment comme la pierre de rosette qui permet d'accéder à bien de secrets et d'énigmes.

Nous sommes ici, en face d'un projet éminemment intégrateur, dont la portée va bien au-delà de la Côte d'Ivoire pour inclure les Républiques voisines duTogo, Bénin et du Ghana. Le monde Baoulè représente la pointe occidentale la plus avancée de l'univers akan, qui s'étend d'est à l'ouest des grands fleuves :" Volta et Ban daman ".

Les akans, il faut le préciser se présentement comme une série de peuples ayant une forte parenté linguistique, ethnique et culturelle. D'intérêt scientifique et touristique, certainséléments tels que, le cour d'eau connu sous l'appellation " N'Dranhan-Bah ", qui arrose la forêt sacrée de Gnamônou, qui aux dires des traditions orales Assabou et des sages de N'Drannouan, a permit d'inhumer la reine Abla Pokou.

La stratégie du projet repose sur l'implantation IN SITU d'un complexe culturel nourri de vestige obtenu à partir des legs royaux et authentiques.

Cette forêt recèle d'autres vestiges archéologiques de première importance. Son importance majeure découle du fait de l'existence de la sépulture de la reine Abla Pokou dans cette forêt sacrée, nous assumons l'entretien et la pérennité.

Le présent projet devra intégrer des facteurs tant culturels (construction de Stèle, mausolée; répertoires de site; revalorisation de savoirs et de savoir-faire ancien...), qu’écologiques.

Comme appui au projet, l'on pourrait envisager dans lecadre de la préservation de la biodiversité, de renforcer lepatrimoine phlogistique et faunique. La faune est remarquable par sa diversité et son intensité. L'écologie, dans sa contribution à la préservation de la biodiversité, aura un rôle majeur à jouer. Ici les documents et vestiges précieux que renferme la forêt sacrée de Gnamônou, ne seront à l'abri que lorsqu'une ceinture écologique servira de frein aux profanateurs et autres prédateurs sépulture. Si ajoute les dangers que constituent les feux de brousse en saison sèche, de même que l'action des braconniers, des exploitants forestiers...).

Cette forêt contribuera au maintien de notre écosystème et à la préservation de notre biodiversité. La préservation du site de la forêt sacrée d'Akawa est digne d’un plus grand intérêt.

Des activités agricoles génératrices de revenus seraient les bienvenues au bénéfice d'une population installée en zone savanicole et victime des exodes rurales et de nombreux départs vers les zones forestières plus propices aux cultures de rentes, telles que le café et le cacao.

La vocation à la fois, locale, régionale et internationale d'une telle entreprise (de préservation et de réhabilitation), n'est plus à démontrer.

APERÇU GÉOGRAPHIE DU PROJET

Le présent projet à pourcadre le royaume N'DRANNOUAN. N'Drannouan est situé au sud de la sous-préfecture à 18 km centrale de Bouaké, limité à l'ouest par le canton Sah, la sous-préfecture et Municipalité de N'Djébonouan, à l'est par le canton Faafouè-Gossan de Kouassiblékro, au sud-est par les cantons Agba et N'Gban, au sud par le canton N'zikpli de la sous-préfecture de Molonou et de Didiévi.

Le département de Bouaké est situé au centre de la Côte d'ivoire. Son chef-lieu, Bouaké se trouve à 375 km d'Abidjan, 195 km de Yamoussoukro, 230 km de la frontière (Ghana), 340 km de la frontière ouest (Libéria, Guinée), 280 km de la frontière sud (Océan Atlantique), 250km de la frontière nord (Burkina-Faso, Mali).Il est limité au nord par les départements de Katiola et de Dabakala, au sud par les départements de Yamoussoukro et Toumodi; à l'est par le département de M'bahiakro; à l'ouest par les départements de Sakassou et Béoumi.

CONFIGURATION GÉOGRAPHIQUE DU TERRAIN

(Relief-Modelé-Vallées perméable-Vallées imperméables-Plaines)

Le Baoulè-nord sis entre le 8è et le 7è degré de longitude ouest le 7è et le 8è de latitude nord affecte la forme d'un quadrilatère dont le côté ouest oblige dans une direction ouest nord-ouest et franchit le confluent N'zi. La superficie est d'environ 11.000 Kilomètres carrés. En général le sol se présente sous l'aspect de plateaux assez vaste, coupés par des marigots ou des Thalwegs.

La terre cultivable est d'une petite épaisseur. Des roches granitiques et la latérite ferrugineuse se trouvent un peu partout et le sable en beaucoup d'endroits. On distingue quelques collines ou chaînons de collines d'une altitude moyenne de 150 à 200 mètres. On trouve : au Nord-est de Kplessou sous le Mont-Kroubo , un rocher appelé Yoboué; chez les Ahali au Nord-est le même rocher à la frontière de Kong, la chaîne formée par les Monts-Tigui-Oka et Labo-Oka. A l'est des Ahali, la chaîne des Monts-Lasson qui se dirige vers l’Est-nord jusqu'à Fêtèkro sur le confluent N'zi; puis remonte franchement vers le sud-est parallèlement à la rivière Kan. Chez les N'gban, se trouve le massif granitique de " N'gban-Oka ".

L'ouest est moins accidenté; on peut compter cependant la colline de Salèkro d'une hauteur de 150 mètres. Les vallées son ordinairement perméables. Parfois cependant on y trouve ainsi que dans le lit des marigots, des roches de granits ou de latérite ferrugineuse imperméable, quelques sources d'argiles. Ces vallées sont assez développées dans le sens de la longueur, mais le plus souvent les pentes sont faibles et de peu détendue.

HYDROGRAPHIE

Un  seul grand fleuve, le Bandama Blanc pénètre au nord à Marabadiassa, arrose la région sur une étendue de 100 Kilomètres environ, pénètre dans le Baoulè-Sud à 40 Kilomètres à l'Est de Tiébissou. A l'ouest la grande rivière N'zi arrose les territoires des Ahali et des Sodoh, puis se jette dans le N'zi-Comoé.

Le Bandama et le N'zi forment les deux bassins du baoulè. Dans le Bandaman, se jettent le Kan du nord au nord-ouest de Béoumi et le Kan du sud qui traverse la région Nanafouè après s'être grossi du Loka. Le N'zi reçoit le Soungrou du nord alimenté par le Loka, le Soungrou du centre, le Kan ou Kpraha  grossi du Bandama.

CARACTERES GENERAUX DES RIVIERES

Les marigots du bassin du Bandaman viennent du nord et se rétrécissent aussitôt vers le sud-ouest ; ceux qui se jettent dans le N'zi coulent du nord-au sud-est.

Les rives des fleuves et des marigots sont en général marécageuses en saison des pluies, celles des marigots, sont le Bandaman et le N'zi, semées de roches granitiques possédant de nombreuses rapides, beaucoup de biefs. Leurs rives séchées en saison sèche couvrent d'immenses étendues de savanes herbeuses. Ils ne sont accessibles qu'aux pirogues pour la navigation.

ETHNOGRAPHIQUES

Paysage et vie des Baoulè

L'aspect du pays coupé de savane, de Lougansk, plus rarement de forêt a déjà été décrit. La Nature apparaît presque toujours verte sauf fin décembre ou janvier où ont lieu les incendies de brousse. On aperçoit alors de vastes espaces dénudés d'où émergent des roseaux incomplètement consumés, des arbres noirs tordus par les rafales de feu. C’est ainsi que se présente la végétation tropicale 8 à 15 jours après les feux de brousse, sous les roseaux, sous les arbustes noircis, un tapis d'herbe verte et tendre apparaît déjà.

Tout reverdit, les plateaux et les pleines se couvrent de hautes herbes, les arbres clairsemés se revêtent de feuilles. Tandis qu'on chemine sur les routes le plus souvent et sur les sentiers des Baoulè, parfois, s’ouvrent des clairières profondes qui avec leurs hautes graminées, les fonds sobres des marigots aux arbres élevés et d'épaisses végétations, ont l'apparence de vieux parcs de France abandonnés depuis longtemps au moment de montée de puissante sève au mois de mai.

C'est au passage ou aux abords des marigots qu'on trouve les coins les plus riants. Là, les palmiers infléchissent harmonieusement leurs palmes vertes, les lianes grimpantes après les fromagers et tous les arbres puissants entrelacent les fûts immenses et retombent en grappes de fleurs.

Le sol est en général argileux ou argilo-siliceux avec des roches de latérite ferrugineuse. Les débris végétaux accumulés dans le fond des vallées, ont en se purifiant, constitué des terres fertiles qui n'atteignent cependant qu'une faible épaisseur au dessus des conclus d'argile et latérite  du sous-sol. Les soulèvements sont constitués en général par des granites, des gneiss ou par de quartz rocheux.

En plusieurs points, ces quartz pour la plupart aurifères on été depuis longtemps l'objet d'une exploitation survie de la part des Baoulè. Notamment ceux du massif d'Angôda (Koumbo), des régions des Larcs de Yamoussoukro et des sous-préfectures de Toumodi  et de Dimbokro riches en minerais ce qui a fait un flux migratoire des Baoulé du nord.

CLIMATOLOGIE

Le climat de type soudano-guinéen est caractérisé par deux saisons:

- la saison sèche, de décembre à mai;

- la saison des pluies, d'avril à octobre;

La campagne agricole débute avec la saison des pluies, ensuite vient la saison sèche.Les vents prédominants soufflent en général du sud-est, vents d'est très secs, soufflent en janvier, à ce moment le thermomètre descend pendant la nuit à 14° et 13° pour monter pendant le jour jusqu'à 37° et 40°. En  février et mars la température moyenne est de 37° à 38°. Pendant le reste de l'année l'humidité atmosphérique entretient une température variante entre 28° et 0° en moyenne.

Des tornades et de violents orages marquent la transition entre la saison des pluies et la saison sèche. La première va du mois d’avril à juin et de juin en fin octobre, la deuxième de décembre à fin mai.

VEGETATION

La végétation de la zone du projet est de type soudanais avec des savanes arborées. Le Baoulè occupe le centre et au nord couvert de savanes à rôniers, au sud la forêt et les abords des fleuves et rivières de bois épais.

En effet, la zone offre une mosaïque de formations végétales : savanes boisées, savanes herbeuses en certains en droits, forêts claires, îlots de forêts denses et forêts galeries le long des cours d'eau. Ces formations végétales dans lesquelles, on trouve des fromagers, des iroko des palmiers à huile, des raphias, des bambous etc.

La forêt du sud est une portion de la grande forêt tropicale qui couvre toute la basse côte. On ne peut dire non plus que les Baoulè exploitent la forêt. Dans les savanes, les Baoulè extraient des rôniers,  le vin, dont ils absorbent de grandes quantités. Les troncs des rôniers son utilisés comme plier pour les grosses constructions, en raison de leur régularité et de leur grande résistance.

La liane et les arbres sont dans les régions forestières du centre aux abords des cours d'eau du Bandaman et du confluent N'zi.

Les Raphias qui croissent dans les régions marégeuses boisées sont utilisés pour la fabrication de cordes et cordelettes destinées à la pêche. Les nervures des feuilles, de ce dernier servent pour la construction des toitures des cases, les feuilles elles mêmes servant dans la zone sylvestre à la constitution des toitures, alors que dans les régions de savanes, en général les toitures sont faites avec de longues herbes.

Les fibres tirées des feuilles d'ananas servent à faire une ficelle très utilisée pour la fabrication des pagnes du pays qui sont teints à l'aide de l'indigo.

Les cocotiers existent à Tiassalé et dans les régions environnantes, le palmier à huile et kolatier dans la zone forestière, des bananiers, papayers, citronniers, manguiers, goyaviers, ananas, orangers etc.

Les principales cultures sont le cacao, le café, l’igname, le coton, le manioc, la banane, le palmier à huile, L'hévéa,  le maïs, le riz, l'arachide, etc.

LA FAUNE

La faune terrestre est aussi nombreuse que variée. Les diverses espèces d'antilopes abondent dans la région des savanes et constituent le fond de la chasse des Baoulè. La forêt où l'éléphant a disparu presque totalement, abrite de nombreuses variétés de gibiers, des primates : singes, sangliers, chats, tigres, ivettes, quelques bœufs sauvages (buffles), diverses variétés d'antilopes, etc.

Les reptiles abondant, pythons, vipères cornues, vipères ordinaires, couleuvres, divers, lézards de toutes variétés depuis l'inoffensif (margouillat), jusqu'au grand iguane en passant par le caméléon, etc.

La faune aérienne n'est pas moins bien représentée, vantardes, pintades sauvages, perdrix, corneilles mantelés, milans, éperviers de divers sortes ravagent parfois les poulaillers.

Les rivières N'zi et le fleuve Bandama assez poissonneuses habritent encore quelques hippopotames et de nombreux Caïmans et d'autres espèces, des varans aquatiques et terrestres, etc.

LES MOYENS

Les moyens d'action vont consister à repérer et collecter des données culturelles (les savoirs et savoir-faire anciens que sont l'histoire, les danses traditionnelles, les reliques et les objets d'arts), à organiser des conférences, des tables rondes, des ateliers, des expositions ethnographiques, des festivals de danses traditionnelles, à projeter des films, à encourager les recherches sur les migrations des différents peuples ivoiriens et Ouest-Africains.

CONSTRUCTIONS

La stratégie du projet repose sur l'implantation IN SITU d'un complexe culturel nourri de vestiges obtenus à partir des legs royaux authentiques et sacrés de la nécropole de la forêt sacrée d’AKAWA. Cette même forêt sacrée recèle d'autres vestiges archéologiques de première importance, telle que la sépulculture de la reine Pokou.

Les différentes constructions souhaitées:

1- Construction d'un Musée royal à Akawa;

2- Construction d'une stèle et Mausolée en mémoire de la reine Abla Pokou;

3- Construction d'un monument pour